Poursuite de l’embellie du crédit à la consommation

L’année 2015 a été encore marquée par la poursuite de l’embellie du crédit à la consommation. L’Association des sociétés financières (Asf) a estimé une augmentation de l’activité de 5,9% dans ce cadre. C’est d’après les données qu’elle a publié le 27 janvier 2016.

Hausse du recours au crédit à la consommation

Cette légère hausse du crédit à la consommation est constatée pour la première fois après la crise de 2008. Le dernier pic de ce type de financement le plus contracté par les ménages a été constaté en 2007. Selon cette Association, les particuliers ont pu bénéficier dans ce cadre la somme totale de 36,5 milliards d’euros en 2015, soit une baisse de 19% face au niveau atteint il y a 8 ans.

L’Observatoire des crédits aux ménages (Ocm), quant à lui, a souligné que 26% des ménages ont détenu ce prêt destiné à financer les grosses dépenses de consommation en 2015 (contre 25,6% en 2014). Cette consolidation des activités du secteur a débuté depuis 2014 (avec une hausse de 1,2% durant cette période) après 3 années de difficultés (de 2011 jusqu’en 2013). Cette poursuite d’embellie n’a pas vu le jour si les ménages n’ont pas senti une stabilisation (47,7% d’entre eux) et 11% constatant une amélioration de leur situation financière.

La LOA, toujours en tête

C’est encore la Location avec option (LOA) qui a mené la course, car ce secteur a enregistré une hausse de l’activité de 46,7%. Celle-ci est marquée par la progression des immatriculations de voitures neuves depuis le premier trimestre de 2015.

Le Comité des constructeurs français d’automobile (Ccfa) a souligné dans ce cadre que la citadine est au premier rang de première voiture la plus vendue en France en 2015 tout en enregistrant 108 408 immatriculations (soit 5,7% de la part du marché).

Les prêts personnels non affectés touchent plus de 6,4% du crédit à la consommation pendant que le crédit renouvelable poursuit sa descente jusqu’à moins de 3,5% (depuis 2009). La législation qui administre ce type de crédit à la consommation (source de surendettement, si on ne sait pas très bien s’y prendre) continue de s’endurcir.